Peut-on s'exposer au soleil avec de l'eczéma ?

L'impact de l'exposition au soleil sur l'eczéma suscite des questions et fait l'objet de nombreuses études scientifiques. Cet article explore les effets du soleil sur la peau affectée par l'eczéma, examinant à la fois les avantages potentiels et les précautions à prendre pour minimiser les risques d'aggravation.

Temps de lecture : +4 min.

Quel est le lien entre eczéma et soleil ?

Qu'est-ce que l'eczéma ?

L’eczéma correspond à une inflammation de la peau. Le mot « inflammation » désigne une réaction locale qui peut entraîner des rougeurs, des démangeaisons, une sécheresse, des petites vésicules, un suintement ou des croûtes. L’eczéma évolue souvent par poussées, avec des périodes plus calmes entre les épisodes [1,3].

La forme la plus fréquente est la dermatite atopique, aussi appelée eczéma atopique. Elle est liée à une barrière cutanée plus fragile, c’est-à-dire une couche protectrice de la peau qui retient moins bien l’eau et laisse plus facilement pénétrer certains irritants. Elle implique aussi une réponse immunitaire particulière et un terrain génétique ou familial dans certains cas [1,4,5].

L’eczéma n’est pas une maladie unique. Il regroupe plusieurs formes de dermatites inflammatoires. Certaines sont liées au terrain atopique, d’autres au contact avec une substance irritante ou allergisante, à la sécheresse cutanée, à la localisation des lésions ou à d’autres facteurs individuels [1,15].

Quel est le lien avec le soleil ?

Le lien entre eczéma et soleil est variable. Chez certaines personnes, les lésions semblent s’améliorer pendant l’été. Plusieurs hypothèses peuvent l’expliquer : exposition modérée aux ultraviolets, humidité différente, vêtements plus légers, vie en extérieur ou diminution de certains irritants hivernaux. Ces observations ne signifient pas que le soleil soigne l’eczéma [6,7].

Des études menées en Australie et aux États-Unis ont montré des associations entre facteurs climatiques, latitude, exposition aux UV, humidité, température et fréquence de l’eczéma chez l’enfant. Ces travaux restent observationnels : ils décrivent des liens statistiques, mais ne prouvent pas qu’une exposition solaire volontaire traite l’eczéma [6,7].

Le soleil peut aussi aggraver l’inconfort. La chaleur augmente la transpiration, qui peut piquer sur une peau irritée. Le sel, le chlore, les frottements des vêtements, le sable ou certains produits solaires peuvent aussi participer aux démangeaisons. Sur une peau fissurée ou en poussée, la tolérance est souvent moins bonne [1,4,5].

Quelles sont les différences entre allergie au soleil et eczéma ?

Certaines réactions cutanées apparaissent spécifiquement après une exposition solaire. Elles peuvent provoquer des rougeurs, de petits boutons ou des démangeaisons sur les zones découvertes. Elles ne doivent pas être confondues avec l’eczéma, qui peut aussi évoluer en dehors de toute exposition au soleil.

L’eczéma est lié à une inflammation cutanée, à une barrière cutanée fragile, à un terrain atopique ou à un contact avec une substance irritante ou allergisante selon les formes. Il peut toucher des zones exposées, mais aussi les plis, les mains, les paupières, le cou, les jambes ou le tronc [1,4,5,15].

Si les lésions reviennent surtout après le soleil, si elles touchent uniquement les zones découvertes, si elles s’étendent ou si elles sont douloureuses, un avis médical permet de préciser l’origine des symptômes.

Quels sont les différents types d'eczéma ?

On parle souvent de dermatite atopique ou d’eczéma atopique, car cette forme est fréquente, notamment chez l’enfant. Les deux expressions désignent généralement la même maladie inflammatoire chronique de la peau. Elle associe sécheresse cutanée, démangeaisons et poussées répétées. Cependant, tous les eczémas ne sont pas atopiques. Le terme « eczéma » est plus large. Voici les différentes formes [1,4] : 

  • Dermatite atopique : aussi appelée eczéma atopique, elle correspond à une maladie inflammatoire chronique de la peau, souvent associée à une sécheresse importante, des démangeaisons et des poussées répétées

  • Eczéma de contact : il apparaît après un contact avec une substance irritante ou allergisante, par exemple un produit ménager, un cosmétique, un métal, un parfum ou une substance professionnelle

  • Dyshidrose : cette forme touche surtout les mains et les pieds, avec de petites vésicules profondes, souvent très prurigineuses, c’est-à-dire responsables de démangeaisons

  • Eczéma nummulaire : il se présente sous forme de plaques arrondies, en forme de pièces de monnaie, souvent sèches, rouges et prurigineuses

  • Eczéma séborrhéique : aussi appelé dermite séborrhéique, il touche surtout les zones riches en sébum, comme le cuir chevelu, les sourcils, les ailes du nez ou le thorax, avec des rougeurs et des squames grasses

  • Eczéma craquelé : il apparaît surtout sur peau très sèche, souvent en période froide, avec des fissures superficielles donnant un aspect craquelé.

Quelles sont les causes de l'eczéma ?

Une barrière cutanée fragilisée

La peau forme une barrière entre l’organisme et l’environnement. Dans la dermatite atopique, cette barrière est souvent moins efficace. Elle perd plus facilement son eau, ce qui favorise la sécheresse, les tiraillements et les démangeaisons [1,4,5]. Cette fragilité rend aussi la peau plus sensible aux irritants, aux frottements, aux produits lavants agressifs ou aux variations de température. Les soins émollients, qui sont des soins destinés à réduire la sécheresse cutanée, occupent donc une place centrale dans l’entretien de la peau atopique [1,2,3].

Une réponse immunitaire particulière

L’eczéma atopique implique une réponse immunitaire cutanée déséquilibrée. Le système immunitaire, c’est-à-dire l’ensemble des défenses de l’organisme, réagit de façon excessive ou inadaptée dans la peau. Cela contribue à l’inflammation, aux rougeurs et aux démangeaisons [1,4,5]. Cette réponse immunitaire ne signifie pas que tout eczéma est une allergie. La dermatite atopique repose sur des mécanismes plus complexes, mêlant barrière cutanée, immunité, génétique, environnement et microbiote cutané [1].

Un terrain atopique

Le terrain atopique correspond à une prédisposition à certaines manifestations inflammatoires ou allergiques. Il peut être associé à la dermatite atopique, à l’asthme, à la rhinite allergique ou à la conjonctivite allergique [1,4]. Chez l’enfant, la dermatite atopique est fréquente et peut s’inscrire dans ce terrain. Elle peut s’améliorer avec l’âge, mais elle peut aussi persister ou réapparaître à l’âge adulte [4,5].

Des irritants du quotidien

Certains facteurs peuvent irriter une peau eczémateuse ou entretenir une poussée. Les savons décapants, les gels douche parfumés, les produits ménagers, les lessives parfumées ou mal rincées, les vêtements rêches, la laine, les frottements, l’eau très chaude, l’air sec, le froid et la transpiration peuvent majorer l’inconfort [1,4,5]. Ces facteurs ne sont pas toujours à l’origine de l’eczéma. Ils peuvent toutefois fragiliser une peau déjà réactive et prolonger les démangeaisons chez certaines personnes [1].

Des allergènes de contact

L’eczéma de contact allergique survient lorsqu’une substance déclenche une réaction cutanée après contact avec la peau. Il peut s’agir, par exemple, d’un métal, d’un parfum, d’un conservateur, d’un cosmétique, d’un produit professionnel ou d’une plante [1,15]. Lorsque les lésions reviennent toujours au même endroit ou après l’utilisation d’un produit précis, un avis dermatologique peut orienter vers des tests cutanés spécifiques, appelés patch-tests. Ces tests servent à rechercher une allergie de contact [1,15].

Le climat, la chaleur et la transpiration

Le climat peut influencer l’eczéma, mais son effet varie selon les personnes. L’air froid et sec peut assécher la peau. La chaleur peut augmenter la transpiration, qui irrite parfois les zones fragilisées. L’humidité, l’exposition solaire, les vêtements, les habitudes de toilette et la vie en extérieur peuvent aussi modifier la tolérance cutanée [6,7]. Dans le contexte du soleil, l’aggravation n’est donc pas toujours liée aux UV eux-mêmes. Elle peut venir de la chaleur, du sel, du chlore, du sable, de la sueur ou d’un produit appliqué sur la peau [1,6,7].

Le stress et le manque de sommeil

Le stress ne suffit généralement pas à expliquer l’eczéma à lui seul. En revanche, il peut participer aux poussées chez certaines personnes ou augmenter la perception des démangeaisons. Le manque de sommeil, souvent lié au prurit nocturne, peut aussi entretenir le grattage et l’inconfort [1,4,5]. Une approche globale peut donc inclure le sommeil, la gestion du stress et la réduction des facteurs irritants, sans réduire l’eczéma à une cause psychologique [1].

Le soleil améliore-t-il ou aggrave-t-il l'eczéma ?

Le soleil peut améliorer l’eczéma chez certaines personnes et l’aggraver chez d’autres. Cette variabilité explique pourquoi les conseils doivent rester individualisés. Une peau atopique peut sembler plus confortable en été, mais elle peut aussi réagir à la chaleur, à la transpiration, aux baignades, au sel, au chlore ou à certains produits solaires [1,6,7].

Plusieurs études ont observé un lien entre climat et eczéma. En Australie, Osborne et al. ont rapporté une association entre latitude, exposition solaire et prévalence de l’eczéma et des allergies alimentaires chez l’enfant. Les enfants vivant dans les zones plus éloignées de l’équateur présentaient davantage d’eczéma que ceux vivant dans des zones plus proches de l’équateur [6]. Aux États-Unis, Silverberg et al. ont également observé une prévalence plus faible de l’eczéma pédiatrique dans des régions caractérisées par une humidité relative, un indice UV et des températures plus élevés [7]. Ces résultats suggèrent un rôle possible du climat, mais ils ne démontrent pas qu’une exposition solaire volontaire traite l’eczéma.

La photothérapie est un autre sujet. Elle consiste à utiliser des rayonnements ultraviolets dans un cadre médical, avec des doses, des durées et une fréquence contrôlées [9]. Elle ne doit pas être confondue avec une exposition solaire libre. Dans certaines dermatites atopiques modérées à sévères, la photothérapie peut être discutée par un dermatologue lorsque les traitements locaux ne suffisent pas ou sont mal tolérés [1,9].

Une étude britannique menée chez des enfants atteints de dermatite atopique a rapporté une réduction de 61 % du score moyen SASSAD, un score utilisé pour évaluer la sévérité de l’eczéma, dans un groupe traité par UVB à spectre étroit [8]. Cette donnée concerne un protocole médical encadré. Elle ne peut pas être transposée à une exposition solaire naturelle.

Le soleil expose aussi à des risques connus : coup de soleil, vieillissement cutané prématuré, aggravation de la sécheresse et augmentation du risque de cancers cutanés en cas d’exposition excessive aux UV [10,11]. Chez une personne eczémateuse, ces risques s’ajoutent à la fragilité de la peau. La règle pratique reste simple : éviter les expositions prolongées, rechercher l’ombre, porter des vêtements couvrants adaptés, appliquer une protection solaire bien tolérée sur les zones découvertes et surveiller la réaction de la peau [10,11].

Quelle crème solaire choisir quand on a de l'eczéma ?

Pour les personnes souffrant d'eczéma, choisir une crème solaire adaptée est essentiel pour protéger la peau tout en évitant les irritations. Il est recommandé d'opter pour une crème solaire formulée pour les peaux sensibles, hypoallergénique, sans parfum et sans alcool. Les filtres minéraux, tels que l'oxyde de zinc et le dioxyde de titane, sont souvent préférés aux filtres chimiques, car ils sont moins susceptibles de provoquer des réactions cutanées. Assurez-vous que la crème offre une protection à large spectre (contre les UVA et les UVB) et un indice de protection solaire (SPF) d'au moins 30.

Est-ce que le soleil est bon pour la dyshidrose ?

Il n’est pas possible d’affirmer que le soleil est bénéfique pour la dyshidrose. Cette forme d’eczéma touche surtout les mains et les pieds. Elle se manifeste par de petites vésicules, souvent associées à des démangeaisons [15]. Chez certaines personnes, la chaleur et la transpiration peuvent majorer l’inconfort. La macération dans les chaussures, les frottements, les lavages répétés, certains produits irritants ou l’humidité peuvent aussi participer aux poussées. Le soleil n’est donc pas une réponse ciblée. En pratique, il est préférable de limiter la macération, de bien sécher les mains et les pieds, d’éviter les produits agressifs, de protéger la peau des irritants et de consulter si les poussées reviennent souvent, deviennent douloureuses, se fissurent ou gênent les activités quotidiennes.

Quelle routine naturelle adopter en cas de peau sensible ?

Cette routine peut être envisagée sur une peau sensible en dehors des périodes de poussée, lorsque la peau n’est ni fissurée, ni suintante, ni douloureuse. Les produits ci-dessous s’inscrivent dans une routine de confort pour peau sensible et ne constituent pas une prise en charge de la pathologie. 

Précautions du complément alimentaire : Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Réservé à l'adulte. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes. Tenir hors de portée des enfants.

Le boost apaisant du soir

Oléosérum Apaisant Céramides & Phytostérols

La texture huileuse de l'Oléosérum Apaisant Céramides & Phytostérols peut convenir le soir aux peaux sensibles en recherche de confort lipidique. Cet oléosérum est formulé pour les peaux sensibles et réactives. Il peut s’intégrer dans une routine hors poussée, sur peau propre, si la tolérance est bonne.

Essayer le Oléosérum Apaisant Céramides & Phytostérols.

Comment prendre soin d’une peau en période de poussée d’eczéma ?

Voici quelques conseils pour améliorer votre confort : 

  • Maintenir une alimentation équilibrée : une alimentation variée participe aux apports en nutriments nécessaires au fonctionnement normal de l’organisme[13]

  • Veiller aux apports en vitamine D : la vitamine D participe au fonctionnement normal du système immunitaire [14]

  • Consommer des sources d’acides gras dans une alimentation variée : certains acides gras, dont les oméga-3, ont été étudiés dans l’eczéma [13]

  • Adopter une hygiène douce : privilégier les douches courtes, à l’eau tiède, avec un nettoyant doux, sans parfum, puis sécher la peau par tamponnement sans frotter [1,3,4,5]

  • Choisir des vêtements adaptés : porter des textiles doux, amples et respirants, comme le coton, afin de limiter les frottements, la chaleur et la transpiration [1,4,5]

  • Éviter les produits parfumés : pendant une poussée, la peau tolère moins bien les parfums, huiles essentielles, actifs exfoliants, soins alcoolisés ou formules potentiellement irritantes [1,3]

  • Ne pas gratter autant que possible : couper les ongles courts, occuper les mains et appliquer les soins prescrits peut limiter les lésions liées au grattage [1,3,4,5]

  • Demander un avis médical si la poussée s’intensifie : douleur, suintement, croûtes jaunâtres, fièvre, extension rapide ou atteinte du visage chez un nourrisson doivent conduire à consulter [3,4,5].

Précautions d'emploi

Une peau eczémateuse peut être très réactive, surtout pendant une poussée. Les soins naturels, les cosmétiques parfumés, les huiles essentielles, les exfoliants ou les actifs puissants peuvent être mal tolérés. Le caractère naturel d’un ingrédient ne garantit pas son innocuité sur une peau inflammatoire [1,3].

Un avis médical est nécessaire si l’eczéma est étendu, douloureux, suintant, purulent, associé à des croûtes jaunâtres, à de la fièvre ou à une gêne importante du sommeil. Il est aussi nécessaire en cas d’atteinte du nourrisson, des paupières, du visage de manière importante, des mains avec fissures profondes ou des zones génitales [3,4,5].

Concernant le soleil, la prudence reste de mise. Une exposition excessive aux UV augmente le risque de coup de soleil, de vieillissement cutané prématuré et de cancers cutanés. La photothérapie médicale ne doit pas être reproduite par des expositions solaires volontaires et prolongées [9,10,11].

Conseil de l'expert

En cas d’eczéma, le soleil doit être abordé avec nuance. Une amélioration estivale peut être observée chez certaines personnes, mais elle ne suffit pas à faire du soleil un soin. L’effet dépend du type d’eczéma, du niveau de sécheresse, de la chaleur, de la transpiration, des baignades, des frottements et des produits appliqués [1,6,7].

Le bon réflexe consiste à observer la peau. Si l’exposition modérée, protégée et courte est bien tolérée, elle peut être maintenue avec une photoprotection adaptée. Si la peau gratte, chauffe, pique, se fissure ou s’aggrave après le soleil, l’exposition doit être réduite et les facteurs associés doivent être recherchés : transpiration, sel, chlore, sable, vêtements, crème solaire, parfum ou cosmétique [1,10,11].

En savoir plus

Est-ce que l'eau de mer est bonne pour l'eczéma ?

L’eau de mer n’est pas un traitement de l’eczéma. Certaines personnes la tolèrent bien et rapportent une sensation de confort après la baignade, surtout lorsque la peau n’est pas en poussée. D’autres ressentent des picotements, une sécheresse ou une irritation, notamment si la peau est fissurée ou très inflammatoire. Le sel peut piquer sur les lésions ouvertes. Le sable, le vent, la chaleur et les frottements peuvent aussi augmenter les démangeaisons. Après une baignade, il est préférable de rincer la peau à l’eau claire, de sécher sans frotter, puis d’appliquer un soin émollient si celui-ci est habituellement bien toléré.

Pourquoi le soleil peut-il déclencher une poussée d'eczéma ?

Le soleil peut participer à une poussée de manière directe ou indirecte. Les UV peuvent irriter une peau fragile en cas d’exposition excessive. La chaleur augmente la transpiration, qui peut piquer et entretenir les démangeaisons. Le sel, le chlore, le sable, les vêtements mouillés, les frottements ou certains produits solaires peuvent également intervenir. Il existe aussi des réactions cutanées déclenchées ou révélées par le soleil. Elles peuvent être confondues avec un eczéma. Si les plaques apparaissent surtout après l’exposition solaire ou uniquement sur les zones découvertes, un avis médical permet de préciser le diagnostic.

Qu'est-ce qui aggrave l'eczéma ?

Les facteurs aggravants varient selon les personnes. Les plus fréquents sont la sécheresse cutanée, les savons décapants, les produits parfumés, les lessives irritantes, les frottements, la laine, la transpiration, l’air froid et sec, l’eau très chaude, le stress, le manque de sommeil ou les allergènes de contact. Chez certaines personnes, la chaleur et le soleil peuvent aggraver l’inconfort, surtout si l’exposition s’accompagne de sueur, de baignades répétées ou d’un soin solaire mal toléré. Chez d’autres, les poussées sont plutôt hivernales, liées à l’air sec, au chauffage et aux vêtements couvrants. Identifier ses propres facteurs aggravants peut aider à adapter les gestes quotidiens, sans chercher à tout éliminer de manière excessive.

Quels sont les risques du soleil sur une peau eczémateuse ?

Le premier risque est l’irritation : une peau eczémateuse peut chauffer, piquer ou démanger après une exposition, surtout si elle est déjà sèche ou inflammatoire. Le coup de soleil est aussi plus inconfortable sur une peau fragile et peut aggraver la sécheresse. Le soleil peut également augmenter la transpiration, favoriser les frottements et rendre certains soins moins bien tolérés. Certaines crèmes solaires, parfums ou cosmétiques appliqués avant l’exposition peuvent déclencher une irritation ou une allergie de contact chez les personnes sensibles. Enfin, les risques généraux des UV restent présents : vieillissement cutané prématuré, taches pigmentaires et cancers cutanés en cas d’exposition excessive ou répétée. L’eczéma ne protège pas de ces risques. La protection solaire reste donc nécessaire, avec une approche adaptée à la tolérance de la peau.

Zoom sur notre rédacteur : Gipsy Dauge

Gipsy est diplômée de l’ESJ Paris. Après 10 ans d’expérience en presse généraliste et féminine, elle a décidé de s’orienter vers l’écriture de sujets santé et bien-être. Une certification de yin yoga en poche, elle marie désormais habilement la plume à son tapis de yoga. Son objectif va bien au-delà des simples mots. Son engagement est profond : aider les lecteurs à intégrer au quotidien de petites astuces qui les aident à prendre soin d'eux-mêmes et de leur environnement. Chaque mot est une invitation à adopter un mode de vie équilibré et épanouissant.  

Bibliographie

1

Société française de dermatologie. Recommandations françaises pour la prise en charge de la dermatite atopique.

2

Société française de dermatologie. Traitement de la poussée : traitements topiques. Recommandations dermatite atopique.

3

Vidal. Les traitements locaux de la dermatite atopique. Mise à jour 2026.

4

Vidal. Dermatite atopique de l’enfant : recommandations. Mise à jour 2026.

5

Vidal. Dermatite atopique de l’adulte : recommandations. Mise à jour 2025.

6

Osborne NJ, Ukoumunne OC, Wake M, Allen KJ. Prevalence of eczema and food allergy is associated with latitude in Australia. Journal of Allergy and Clinical Immunology. 2012.

7

Silverberg JI, Hanifin J, Simpson EL. Climatic factors are associated with childhood eczema prevalence in the United States. Journal of Investigative Dermatology. 2013.

8

Darné S, Leech SN, Taylor AE. Narrowband ultraviolet B phototherapy in children with moderate-to-severe eczema. British Journal of Dermatology. 2014.

9

Société française de dermatologie. Protocole de photothérapie UVB TL01 + UVA.

10

Institut national du cancer. Comment mieux se protéger du soleil ?

11

Santé publique France. Risques solaires et cancers : les habitudes et connaissances des Français décryptées.

12

Makrgeorgou A, Leonardi-Bee J, Bath-Hextall FJ, Murrell DF, Tang MLK, Roberts A, et al. Probiotics for treating eczema. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2018.

13

European Dermatology Forum. Dietary interventions in atopic eczema. Guideline chapter. 2022.

14

Commission européenne. Règlement UE n°432/2012 établissant la liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.

15

American Academy of Dermatology. Eczema types: Atopic dermatitis overview.