Comment soulager l'eczéma avec des soins naturels ?

L’eczéma est une maladie inflammatoire de la peau, souvent chronique, qui évolue par périodes de poussées et d’accalmie. Si les soins naturels ne remplacent pas une prise en charge médicale lorsque les lésions sont importantes, étendues, douloureuses ou répétées, ils peuvent s’intégrer à une routine de confort, notamment pour accompagner la sécheresse cutanée, limiter les irritations et soutenir les gestes d’hygiène douce.

Par La rédaction Aroma-Zone

Temps de lecture : +4 min.

Qu'est-ce que l’eczéma ?

L’eczéma correspond à une inflammation de la peau. Le terme « inflammation » désigne une réaction de défense locale, associée ici à des rougeurs, des démangeaisons, une sécheresse, parfois des vésicules, c’est-à-dire de petites bulles contenant du liquide ou un suintement [1,3].

Quelles sont les différentes formes d'eczéma ?

Il existe plusieurs formes d’eczéma.

La plus connue est la dermatite atopique, aussi appelée eczéma atopique. Elle apparaît souvent chez l’enfant, mais peut persister ou commencer à l’âge adulte. Elle est liée à une anomalie de la barrière cutanée, c’est-à-dire la couche protectrice superficielle de la peau, et à une réponse immunitaire particulière. Le mot « atopique » désigne un terrain prédisposé à certaines manifestations allergiques ou inflammatoires, comme l’asthme, la rhinite allergique ou la dermatite atopique [1, 4, 5, 10].

L’eczéma de contact, lui, survient après un contact avec une substance irritante ou allergisante. Il peut être lié à un produit ménager, un cosmétique, un métal, un parfum, une plante ou une substance professionnelle. La prise en charge dépend donc beaucoup du type d’eczéma et du contexte dans lequel les lésions apparaissent [1].

Quels sont les symptômes typiques de l'eczéma ?

Les symptômes varient selon l’âge, la forme d’eczéma, la localisation et le stade de la poussée. Certains signes sont néanmoins fréquents [1, 3, 4, 5] :

  • Les démangeaisons : elles peuvent être modérées à intenses, parfois majorées le soir ou la nuit, et favoriser le grattage

  • Les rougeurs : elles traduisent l’inflammation de la peau et peuvent être plus ou moins visibles selon la carnation

  • La sécheresse cutanée : la peau peut devenir rugueuse, inconfortable, avec une sensation de tiraillement

  • Les plaques mal limitées : les zones atteintes n’ont pas toujours des contours nets et peuvent s’étendre progressivement

  • La desquamation : la peau peut perdre de petites squames, c’est-à-dire de fines lamelles superficielles

  • Les petites vésicules : de petites bulles remplies de liquide peuvent apparaître, surtout dans certaines formes d’eczéma

  • Le suintement : en phase aiguë, certaines plaques peuvent laisser s’écouler un liquide clair, surtout après grattage

  • Les croûtes : elles peuvent se former après un suintement ou des lésions liées au grattage

  • L’épaississement de la peau : lorsque l’eczéma devient chronique ou que le grattage se répète, la peau peut s’épaissir et devenir plus marquée

  • Le retentissement sur le sommeil : les démangeaisons peuvent provoquer des réveils nocturnes et entretenir le grattage. 

Chez le nourrisson et le jeune enfant, l’inconfort peut aussi se manifester par de l’agitation, des réveils nocturnes ou une irritabilité.

Un avis médical est nécessaire si les lésions deviennent douloureuses, très étendues, purulentes, couvertes de croûtes jaunâtres, associées à de la fièvre, ou si elles touchent les paupières, le visage d’un nourrisson ou les organes génitaux.

Quelles sont les différentes phases d'une poussée d'eczéma ?

Voici les différentes phases de la poussée [1,3] : 

  1. Phase de début : la peau devient plus sèche, plus sensible ou plus rugueuse. Des picotements, des tiraillements ou des démangeaisons peuvent apparaître avant les plaques visibles. Cette phase est parfois discrète, mais elle signale souvent une fragilité cutanée accrue.

  2. Phase inflammatoire aiguë : les rougeurs deviennent plus nettes. La peau chauffe, gratte, gonfle parfois légèrement. De petites vésicules peuvent apparaître selon la forme d’eczéma. Le grattage augmente le risque de lésions superficielles.

  3. Phase suintante ou croûteuse : certaines plaques peuvent suinter. Le liquide sèche ensuite et forme des croûtes. Cette phase demande une vigilance particulière, car un suintement abondant, une douleur, une odeur inhabituelle ou des croûtes jaunâtres peuvent évoquer une surinfection.

  4. Phase sèche et desquamative : la rougeur diminue progressivement. La peau reste sèche, squameuse, parfois rugueuse. Les démangeaisons peuvent persister, même lorsque la poussée semble moins visible.

  5. Phase de réparation cutanée : la peau retrouve peu à peu un aspect plus souple, mais la barrière cutanée peut rester fragile. Les soins émollients, c’est-à-dire des soins riches destinés à réduire la sécheresse cutanée, gardent alors une place centrale dans l’entretien quotidien.

  6. Phase chronique en cas de poussées répétées : lorsque les lésions reviennent souvent ou sont grattées longtemps, la peau peut s’épaissir. On parle de lichénification. Elle devient plus marquée, plus sèche et parfois plus foncée ou plus claire que la peau autour.

Quelles sont les causes de l'eczéma ?

Une altération de la barrière cutanée

La peau joue un rôle de protection contre les agressions extérieures. Dans certaines formes d’eczéma, notamment la dermatite atopique, cette barrière cutanée est plus perméable. Elle retient moins bien l’eau et laisse plus facilement pénétrer des irritants, des allergènes ou des micro-organismes. Cette fragilité explique la sécheresse cutanée fréquente. Elle justifie aussi l’usage régulier d’émollients dans la dermatite atopique, même en dehors des poussées, lorsque cette stratégie est adaptée à la personne [1,2,4,5,10].

Un terrain atopique

Le terrain atopique correspond à une prédisposition individuelle à développer certaines maladies inflammatoires ou allergiques. Il peut associer dermatite atopique, asthme, rhinite allergique ou conjonctivite allergique. Cela ne signifie pas que tout eczéma est une allergie. La dermatite atopique repose sur des mécanismes complexes, mêlant barrière cutanée, immunité, environnement, microbiote cutané et prédisposition familiale[1,4,5,10].

Des irritants du quotidien

Certains facteurs du quotidien peuvent irriter une peau eczémateuse ou entretenir une poussée. C’est le cas, par exemple, des savons décapants, des gels douche parfumés, des produits ménagers, des lessives parfumées ou insuffisamment rincées. Les vêtements en laine, les textiles rugueux, la transpiration, les frottements répétés, l’eau très chaude, l’air sec ou le froid peuvent aussi majorer l’inconfort cutané. Ces facteurs ne sont pas toujours à l’origine de l’eczéma. En revanche, ils peuvent fragiliser davantage la barrière cutanée, accentuer la sécheresse, renforcer les démangeaisons ou prolonger une poussée chez certaines personnes [1,4,5,10].

Des allergènes de contact

L’eczéma de contact allergique survient lorsqu’une substance déclenche une réaction immunitaire locale après contact avec la peau. Les allergènes possibles sont nombreux : nickel, parfums, conservateurs, colorants, colles, caoutchouc, certains végétaux, produits professionnels ou cosmétiques. Lorsque l’eczéma revient toujours au même endroit ou après l’usage d’un produit précis, un avis médical ou dermatologique peut orienter vers des tests allergologiques cutanés, appelés patch-tests [1].

Des facteurs environnementaux

La température, l’humidité, la pollution, les allergènes aériens, la poussière ou certains contextes professionnels peuvent intervenir dans l’évolution de l’eczéma. Leur rôle varie beaucoup d’une personne à l’autre. L’objectif n’est pas d’éliminer tous les facteurs possibles, ce qui serait irréaliste, mais d’identifier ceux qui sont réellement associés aux poussées chez une personne donnée [1,10].

Le stress et le manque de sommeil

Le stress ne suffit généralement pas à expliquer l’eczéma à lui seul. En revanche, il peut accompagner ou aggraver les poussées chez certaines personnes. Le manque de sommeil, souvent lié aux démangeaisons nocturnes, peut aussi augmenter la sensibilité au prurit, c’est-à-dire à la sensation de démangeaison. Une approche globale peut donc inclure la gestion du rythme de vie, du sommeil et des facteurs de tension, sans réduire l’eczéma à une origine psychologique [1,10].

Quels sont les différents types d'eczéma ?

Type d’eczéma

Comment le reconnaître ?

Ce qui peut aider

Eczéma atopique

Peau sèche, plaques rouges, démangeaisons, poussées répétées

Hydratation régulière, hygiène douce, limitation des irritants

Eczéma de contact

Plaques localisées après contact avec un produit, un métal, un cosmétique ou un irritant

Identifier le déclencheur, l’éviter si possible, protéger la peau

Eczéma des mains

Mains sèches, fissurées, irritées, parfois douloureuses

Réduire les lavages agressifs, porter des gants adaptés, appliquer un soin émollient

Eczéma dyshidrosique

Petites vésicules sur les doigts, les paumes ou les plantes

Limiter la macération, bien sécher la peau, demander un avis si les poussées reviennent


Comment améliorer le confort avec la micronutrition ?

La micronutrition s’intéresse aux vitamines, minéraux, acides gras, probiotiques et autres composés présents dans l’alimentation ou les compléments. Elle n’est pas un traitement de l’eczéma, mais peut être envisagée comme une piste d’accompagnement dans certaines situations, sans remplacer les soins cutanés ni les traitements prescrits [6,9]. 

L’approche la plus sûre repose d’abord sur une alimentation équilibrée, suffisante et diversifiée. Elle apporte les nutriments nécessaires au fonctionnement normal de l’organisme, y compris de la peau et du système immunitaire. Des compléments peuvent être discutés au cas par cas, notamment en cas de déficit documenté, d’alimentation restrictive ou de besoin particulier [7,8,9].

Une cure de probiotiques

Concernant les probiotiques, les études cliniques sont nombreuses mais hétérogènes. Les souches utilisées, les doses, les durées et les populations étudiées varient beaucoup. Les revues disponibles ne concluent pas à un bénéfice net et constant sur les symptômes de l’eczéma. Certaines données suggèrent toutefois des effets modestes dans des sous-groupes [6].

Utilisation : Prendre une gélule par jour, à avaler avec un verre d'eau.

Conservation : A conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. Bien refermer le pot après chaque utilisation.

Précautions : Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Réservé à l'adulte. Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes. Tenir hors de portée des enfants.

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De la vitamine D

La vitamine D fait aussi l’objet de recherches. Elle participe au fonctionnement normal du système immunitaire, dans le cadre des allégations autorisées pour les denrées qui en sont sources. Cela ne signifie pas qu’une supplémentation corrige une poussée d’eczéma. En revanche, une supplémentation peut se discuter avec un professionnel de santé lorsqu’un déficit est suspecté ou confirmé, ou dans les situations où elle est déjà recommandée [7,9].

Utilisation : 

  • Adultes : 2 à 5 gouttes par jour (800 à 2000 UI)

  • Femmes enceintes et allaitantes : 5 gouttes par jour (2000 UI)

  • Personnes ayant des besoins accrus (personnes à la peau noire ou mate vivant sous des latitudes peu ensoleillées, personnes âgées, sportifs...) : 5 gouttes par jour (2000 UI)

  • Adolescents (12 à 18 ans) : 2 à 4 gouttes par jour (400 à 1600 UI)

  • Enfants (3 à 11 ans) : 1 goutte par jour (400 UI).

Conservation : A conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité, dans le flacon bien refermé.

Précautions : Tenir hors de portée des enfants. Ne se substitue pas à un régime alimentaire varié et équilibré et un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 3 ans. Les femmes enceintes ou allaitantes doivent prendre l'attache d'un professionnel de santé avant toute complémentation. Nous conseillons également de demander l'avis d'un professionnel de santé pour toute supplémentation chez l'enfant.

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Du zinc

Le zinc contribue au maintien d’une peau normale. Là encore, cette allégation ne doit pas être transformée en promesse sur l’eczéma. Une supplémentation non justifiée expose à des apports excessifs et à des interactions avec d’autres minéraux [8].

Utilisation : Prendre un comprimé par jour, à avaler avec un verre d'eau.

Conservation : A conserver dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière.

Précautions : Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la portion journalière recommandée. Réservé aux adultes. La consommation doit être limitée à quelques semaines/mois. Pour les femmes enceintes ou allaitantes, il est recommandé de prendre l’attache d’un professionnel de santé avant toute complémentation. Tenir hors de portée des jeunes enfants.

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Des oméga-3

Les oméga-3 ont été étudiés dans l’eczéma en raison de leur implication biologique dans certaines voies de l’inflammation. Les résultats cliniques restent toutefois insuffisamment convergents pour en faire une réponse ciblée. Ils peuvent néanmoins s’inscrire dans une alimentation variée, selon les recommandations nutritionnelles générales [9].

Utilisation : Prendre 1 capsule par jour, à avaler avec un verre d'eau.

Conservation : À conserver dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière. Bien refermer le pot après chaque ouverture. Après ouverture, nous conseillons de stocker ce produit au réfrigérateur, car les oméga-3 sont sensibles à l'oxydation.

Précautions : Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la portion journalière recommandée. Ne pas utiliser chez les enfants de moins de 12 ans. Femmes enceintes ou allaitantes, enfants : demander l'avis d'un professionnel de santé. Tenir hors de portée des enfants.

Essayer les oméga-3

Précautions d'emploi

Les soins naturels doivent être utilisés avec prudence sur une peau eczémateuse. Une peau inflammatoire, fissurée ou suintante est plus perméable et plus réactive. Les risques d’irritation, de brûlure, de sensibilisation ou d’allergie sont donc plus élevés.

Un avis médical est nécessaire en cas d’eczéma sévère, étendu, récidivant, douloureux, suintant, infecté ou associé à une gêne importante du sommeil. Il est également nécessaire lorsque l’eczéma touche un nourrisson, les paupières, le visage de manière importante, les mains avec fissures profondes ou les zones génitales.

Conseil de l'expert

En cas d’eczéma, la priorité est souvent de simplifier la routine. Une peau inflammatoire tolère mal l’accumulation de produits, même naturels. Le premier réflexe consiste à réduire les irritants : nettoyant trop décapant, parfum, eau très chaude, lessive parfumée, vêtements rêches, frottements répétés.

Un soin naturel bien choisi peut accompagner le confort cutané s’il est bien toléré, non parfumé et adapté à une peau fragile. Les huiles végétales, les baumes émollients ou les soins riches peuvent être intéressants pour la sécheresse, mais ils ne remplacent pas les traitements médicaux lorsqu’une poussée inflammatoire est installée.

En savoir plus

Est-ce que l'eczéma est dû au stress ?

Le stress n’est généralement pas la cause unique de l’eczéma. L’eczéma repose sur des mécanismes cutanés et immunitaires, associés à des facteurs génétiques, environnementaux et parfois allergiques selon les formes. En revanche, le stress peut participer aux poussées chez certaines personnes. Il peut aussi augmenter la perception des démangeaisons, perturber le sommeil et renforcer le grattage. Le lien peut donc être circulaire : l’eczéma gêne le sommeil et le confort, ce qui augmente la tension nerveuse, laquelle peut à son tour majorer l’inconfort. Des techniques de relaxation, une meilleure régularité du sommeil ou un accompagnement psychologique peuvent avoir une place lorsque le stress est très présent. Elles ne remplacent pas les soins cutanés ni les traitements prescrits.

Comment se soigne l'eczéma ?

L’eczéma se prend en charge selon son type, son intensité, son âge d’apparition et sa localisation. Le socle repose souvent sur des soins d’hygiène douce, l’application régulière d’émollients et la réduction des irritants identifiés. Lors d’une poussée inflammatoire, un traitement médical peut être nécessaire. Les dermocorticoïdes, c’est-à-dire des corticoïdes appliqués localement sur la peau, sont fréquemment prescrits. Ils visent à réduire l’inflammation et les démangeaisons pendant la poussée. D’autres traitements peuvent être proposés selon la sévérité : inhibiteurs de la calcineurine topiques, photothérapie, traitements systémiques ou biothérapies dans certaines formes sévères. Dans l’eczéma de contact, l’identification puis l’éviction de la substance responsable occupent une place majeure. Dans certains cas, des tests allergologiques cutanés peuvent être proposés. Les soins naturels peuvent accompagner le confort, mais ils ne doivent pas retarder une consultation lorsque les lésions s’aggravent, s’infectent, deviennent douloureuses ou perturbent fortement la vie quotidienne.

Quels sont les aliments à éviter quand on a de l'eczéma ?

Il n’existe pas de liste universelle d’aliments à éviter en cas d’eczéma. Les évictions alimentaires systématiques ne sont pas recommandées sans diagnostic, surtout chez l’enfant, car elles peuvent entraîner des déséquilibres nutritionnels et compliquer l’alimentation. Certaines personnes présentent une allergie alimentaire associée à leur dermatite atopique. Ce cas concerne davantage les nourrissons et les jeunes enfants ayant un eczéma modéré à sévère, surtout lorsqu’il existe des réactions immédiates après ingestion : urticaire, gonflement des lèvres ou du visage, vomissements, gêne respiratoire. Dans ce contexte, un bilan médical peut être nécessaire. Les aliments souvent impliqués dans les allergies alimentaires de l’enfant sont notamment le lait de vache, l’œuf, l’arachide, le blé, le soja, les fruits à coque ou le poisson. Mais leur suppression ne doit pas être décidée uniquement sur la présence d’un eczéma. Un test positif ne signifie pas toujours qu’un aliment déclenche les plaques. Chez l’adulte, l’alimentation peut être explorée si la personne observe un lien répétitif et net entre un aliment et des poussées. Un carnet alimentaire et cutané peut alors être utile. L’objectif n’est pas de multiplier les exclusions, mais d’identifier un lien individuel solide, avec l’accompagnement d’un professionnel de santé si une éviction durable est envisagée.

Quelle est la différence entre eczéma atopique, dermatite atopique et eczéma de contact ?

L’eczéma atopique et la dermatite atopique désignent généralement la même maladie. Il s’agit d’une inflammation chronique de la peau liée à un terrain atopique, à une barrière cutanée fragilisée et à une réponse immunitaire particulière. Elle évolue par poussées et s’accompagne souvent d’une sécheresse cutanée importante. L’eczéma de contact est différent. Il apparaît après le contact avec une substance irritante ou allergisante. Il peut toucher une zone précise : mains, visage, paupières, cou, poignets, oreilles, selon l’exposition. Il existe deux grands mécanismes : la dermatite de contact irritative, due à l’agression directe de la peau, et la dermatite de contact allergique, due à une réaction immunitaire ciblée contre une substance. La distinction a des conséquences pratiques. Dans la dermatite atopique, l’entretien de la barrière cutanée et la prise en charge des poussées sont centraux. Dans l’eczéma de contact, l’identification de la substance responsable est souvent déterminante.

Bibliographie

1

Rôle du microbiote dans la dermatite atopique – Micronutrition et probiotique

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Le triclosan perturbe le microbiote cutané

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